15 févr. 2010

Dandy.

Sortant du tabac, plus que jamais je prends sur moi. Je sors une cigarette de mon paquet, je l'allume, et je fonce malgré moi droit devant, d'une démarche assurée. Nous sommes arrivés à ce moment que je redoute tant. Je traverse la route et recrache la fumée avant de retrouver Constance que je prends dans mes bras, nous discutons un peu. Puis je te vois venir, marchant droit pour nous retrouver. J'ai juste le temps de voir ton sourire et tes bras avant de m'y blottir pour quelques secondes, et de te saluer. Quelques secondes de bonheur. Et à son tour, elle arrive. S'installe alors une gêne jusque là inexistante entre toi et moi, tandis que je te vois la prendre dans tes bras. Souriant faussement, je n'ose même pas croiser ton regard. Je me sens si mal, si petite, si pathétique. Je n'ai d'autre choix que de me battre contre cette irrésistible envie de me laisser aller dans tes bras, tandis que le malaise devient insoutenable. Un instant je repense à comment étaient les choses il y a moins d'un an. Je tiens ainsi difficilement quelques minutes de plus, et nous repartons. Pour te recroiser uniquement dans l'ascenseur, où l'on peut lire ce mal sur ton visage, ton regard qui déconne, tout ce que je redoute. Une ultime fois, nos regards se croisent, et dans cette triste mélancolie, nous nous comprennons. Et maintenant, je suis chez moi avec pour unique compagnie ma solitude. J'ai l'air bien conne sur ce canapé ou de part et d'autre nous avons été. Incurable malédiction. Je me sens vide, je n'ai envie de rien. Je n'aurai pas dû repartir.

11 févr. 2010

Je n'en connais pas la fin.








@ Paris with Clémence & Margaux.