J'irai quand même, tant pis pour moi. Je boirai, je fumerai, j'aurai une sale gueule, je serai défoncée, je danserai sûrement, je gueulerai peut être ... Je pleurerai certainement. Je m'agiterai sur le dancefloor, puis parmi les corps je chercherai le tiens, je chercherai mais je ne le trouverai pas, alors je reprendrai un verre, une taff pour oublier ... Je poursuivrai ce manège infernal jusqu'au bout de la nuit, évitant les attaques, détournant les regards, esquivant les mains qui me prennent ... Je tomberai peut être dans le panneau, qui sait. A trop vouloir m'en empêcher, je finirai peut être par céder ... et je sais d'avance que je regretterai, je hurlerai à pleins poumons, je pèterai un câble et toi tu ne m'entendras pas ... Les larmes sur mon visage souilleront mon maquillage, je serai pathétique, je ne t'appellerai même pas, mais je penserai tant à toi ... parce que ça fera un an, jour pour jour, heure pour heure, un an que c'est comme ça.
