19 déc. 2009

Tout y sera, tout y sera, à part toi ...

Même soleil d'hiver, mêmes bruits de brindilles, le bout des doigts glacé et le givre sur les grilles, mêmes odeurs d'humus et la terre qui se terre, tout y sera oui, tout y sera, à part toi ... J'aurais beau décalquer, refaire les mêmes parcours et reprendre les mêmes allées aux mêmes heures du jours, j'aurais beau être la même, j'aurais beau être belle, tout y sera, tout y sera à part toi ...
«Chérie, je crois que j'ai oublié mon coeur chez toi.»
Je repense à l'hiver dernier, sous la neige, des photos. Je repense à ces quelques fois où on se voyait, ces quelques fois où la joie nous envahissait. Je repense à mais, à tout ce qui s'y est passé, aux sorties du lycée, aux amis, aux autres, à l'Escale, à Chinon, à tout. Je repense à la fin des cours, je repense au début de l'été, si bien, on se voyait chaque jour, on souriait nos clopes au bec, on était heureuse. Je repense à toi au Pèlerin, je repense à ton absence qui malgré l'été que je passais me faisait quelque peu souffrir. Je repense à ces après midi shopping avec toi et Margaux. Je repense à quand je te racontais tout sur notre relation. Je repense à ton texto, un jeudi soir. "Il arrive dimanche prochaine". Je repense alors à cette fin d'été, la partie la plus parfaite de ces vacances, ces soirées dans la cours, la musique à fond, Hold the Line, Africa, Walk on the Wild Side, et nos cafés, et nos verres à plumereau, et Lose yourself, et Perhaps, et I wil survive, et Mon papa à moi, et Boys noize et Crookers, et Sofia qui joue mario au piano, et Fanny qui écoute Portishead, et nos déhanchés sur Shakaponk, nos journées, nos soirées.
I'm coming to terms, darling ...
It's never as easy as we believe.